Octobre 2016 – Afin de compléter notre visite de la partie ouest des Balkans, notre quatuor – nous étions toujours en compagnie de nos amis Christine et Héli – s’est mis en route, après avoir arpenté la côte Croate, pour un méconnu et petit pays (vous pouvez facilement le traverser en une journée !) qui nous a charmé avec ses pics rocheux et ses villes anciennes: le Monténégro. Notre premier arrêt, Kotor, nous a permis de constater qu’ici aussi, les potes se klaxonnent pour se saluer. La forteresse de Kotor, elle, que nous avons gravi avant l’aube, nous a donné des points de vue spectaculaires sur la cité enclavée entre d’imposants escarpements rocheux.
Non rassasiés de cette vision, nous avons décidé ensuite d’aller voir une des premières colonies de la côte Adriatique, Budva, et sa très cute citadelle. C’est sur la plage ensoleillée de Budva que nous avons fait connaissance avec Ivana, ce petit chien que Mèv aurait bien voulu que l’on adopte et qui a passé une partie de l’après-midi avec nous. Nous avons eu le cœur brisé lorsqu’elle s’est lassé de nous. L’âme en peine, nous nous sommes rendus pour une courte visite à la grotte Lipa en parcourant plusieurs rues dont le nom se termine étrangement par le suffixe « qui pue ». Plutôt rigolo, n’est-ce pas ?
Après cette courte visite du Monténégro, la prochaine destination logique nous semblait être la Bosnie et sa capitale, Sarajevo. À travers montagnes et routes barrées non annoncés, nous avons atteint la frontière bosniaque, sans se douter des conditions météorologiques qui nous attendaient. Au point le plus élevé de notre route, c’est une petite (selon nos standards québécois) tempête de neige qui nous a accueilli. S’en est suivi un bordel assez incroyable de conducteurs affolés et de policiers débordés duquel notre conducteur du moment, le magnifique Héli, s’est admirablement bien tiré ! Débordant de sang-froid, il a même pu prendre le temps de discuter de tout et de rien avec un Bosniaque par la fenêtre de la voiture.
Nos émotions passées, nous sommes arrivés à Sarajevo, une ville qui a constitué une agréable surprise pour nous. Elle est en effet très riche en histoire et comprend un impressionnant mélange culturel qui nous a charmé. C’est en effet le lieu de l’assassinat de Franz Ferdinand, déclencheur de la première guerre mondiale, et le lieu d’un terrible siège par l’armée Serbe entre 1992 et 1996. Nous y avons appris que plusieurs mariages mixtes avaient lieu avant cette guerre récente et avons constaté la diversité dans le très vivant quartier marchand. Le temps de quelques photos, nous sommes aussi allés voir les reliques des installations des jeux olympiques de 1984 : un peu creepy, mais franchement très cool!
Endroit un peu moins connu mais tout de même touristique, Mostar, était notre deuxième ville à visiter en Bosnie-Herzégovine. C’est à cet endroit que nous avons, pour la première fois de ce trop court périple, entendu les appels à la prière pour les musulmans à tout heure de la journée ou de la nuit. Plutôt dépaysant! Si la population de Mostar est tout aussi mixte que celle de Sarajevo, on nous a expliqué que les divisions physiques y étaient plus apparentes : les bosniaques vivent d’un côté de la ville alors que les croates vivent de l’autre, les bosniaques occupent typiquement un certain type d’emploi, les croates un autre, etc.
Après un petit arrêt pour admirer les superbes chutes de Kravice, nous sommes retournés faire un tour en Croatie, tel que décrit dans notre précédente publication, pour permettre à Héli d’engloutir une quantité phénoménale d’huîtes à Ston, et à Lumbarda sur l’île de Korčula, où Julien a tenté, sans succès, d’affiner ses connaissances en matière de vin.
D’autres déchirants adieux devaient inévitablement suivre cette section de notre voyage, les prochaines semaines seront en mode duo, mettant en vedette deux personnages que vous connaissez peut-être, maintenant : Mèv et Julien.
À plus!








